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Vers une autre mer ? – Altru mare

ALTRU MARE

 

 

 

 

 

 

 

Le spectacle poético-musical conçu par Norbert Paganelli (association Performance) et Gérard Zuchetto (association Trob’art) a de quoi surprendre tant sur l’objectif annoncé que sur sa mise en scène.

L’objectif avoué est d’en finir avec les vieilles querelles (ces différents entre les peuples établis sur les rivages de la méditerranée) afin de mettre en lumière ce qui unit et non ce qui divise. On savait depuis René Char que la fonction du poète était de « changer les vieux ennemis en loyaux adversaires », ce spectacle est conçu dans cet esprit. Les peuples qui ont vécu et vivent encore sur les rivages du mare nostrum ont, plus que des points communs, un même creuset culturel qu’il est souhaitable de valoriser afin d’éviter les erreurs des siècles passés.

L’originalité ne s’arrête pas là : elle réside aussi dans le fait d’associer texte et musique, poésie et chanson et de le faire en quatre langues qui toutes relèvent toutes de la romanité : le castillan, l’occitan, le corse et le français. Les oeuvres de Machado, de Lorca, de Bardou ou de Zuchetto côtoient ainsi celles de Paganelli et de Dayssol afin de crier haut et fort qu’un autre destin est possible entres ces peuples… possible et hautement souhaitable.

Après une semaine de résidence créative dans l’extrême sud, le spectacle a été présenté à Bonifacio, Ajaccio et Bastia en avant-première, il le sera en juin, en Occitanie, au cours d’une tournée d’été avant de revenir cet hiver en Corse.

Norbert Paganelli

 

Merci à Jean Luc Rossignol pour ce petit film réalisé à l’Aghja lors de la présentation de notre spectacle.

Trob’Art Productions

Chaîne YouTube Norbert Paganelli

 

Eric Emmanuelli   » Une âme pour chaque lame » 

Eric Emmanuelli   » Une âme pour chaque lame » 

C’est à Bastia, place Saint Nicolas, que CorsEvent est allé à la rencontre d’Eric Emmanuelli, artisan coutelier d’Art.

Originaire de Canavaghja et passionné dans l’âme, il conçoit ses nouvelles collections à Lucciana dans son atelier, en perpétuant ainsi les créations de son père aujourd’hui disparu. (D’où son surnom « Babbucciu », en hommage à  babbu.)

Eric Emmanuelli est spécialisé dans les couteaux traditionnels, entièrement faits à la main, car c’est de là qu’il puise sa source d’inspiration, ce qui lui permet de s’exprimer artistiquement.

Pour lui, chaque couteau est unique, chaque pièce se doit d’être à l’image de la personne qui va l’utiliser…

 » Jour après jour, il sculptait sa vie avec la patience de l’artisan qui sait que dans les objets les plus simples on trouve aussi de la belle ouvrage. » Tonino Benacquista

Quand Eric Emmanuelli s’attaque à une création, il y met tout son coeur, toute son âme. Il redonne une seconde vie aux cornes, qu’elles soient de chèvres, de vaches ou autres…  Il en affûte chaque lame selon son instinct, son ressenti du moment, car ce qui l’importe le plus c’est de donner une âme à chaque lame.

Voilà pourquoi chacun de ses couteaux est unique.

La tradition du couteau corse peut perdurer sereinement avec des artisans tels que « Babbuciu ».

N’hésitez pas à aller voir ses oeuvres, tous les dimanches à Bastia, place Saint Nicolas, ou à le contacter pour plus de renseignements.

C.B.

Tél : 06 58 82 62 17

Mail : eric.emmanuelli@bbox.fr

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Eric Emmanuelli

 

Cantu Di E Donne – Antone MARIELLI en concert à Volpajola

La première de Cantu Di E Donne et en exclusivité à Volpajola !

 

 

 

C’était ce soir où nous avons eu l’immense privilège d’accueillir en notre église Antoine MARIELLI et son école de chant « U Cantu Di E Donne ».

La recette intégrale de la soirée a été reversée à la paroisse de Volpajola.

Un pur bonheur que d’écouter ces voix si mélodieuses avec des tonalités si différentes mais tellement harmonieuses…

Mais il ne pouvait en être autrement…

Guidées par un maestro hors pair, dont on ne peut s’abstenir de tarir d’éloges.

Que dire à part merci de faire perdurer nos traditions.

C.B.

Si vous souhaitez prendre des cours, n’hésitez pas à contacter Antoine au : 06 81 73 77 38

Cours de Corse avec Antoine Marielli

VALLE DI CAMPOLORO
Tous les lundis de 18h00 à 19h30

Cours de chant pour femmes Antoine Marielli

Cantu Di E Donne – Antone MARIELLI en concert à Volpajola Samedi 8 juillet 2017

« Rimitu » ce samedi 18 mars au théâtre de Bastia Rencontre avec cet « Ermite » seul en scène ! Par Antoine Belloni

 

 

 

 

 

 

« Rimitu » ce samedi 18 mars au théâtre de Bastia

Rencontre avec cet « Ermite » seul en scène !

 

Philippe Ambrosini, pur comédien professionnel corse est certainement plus connu des téléspectateurs de la 2 comme adjoint de Jean-François Balmer, dans une série « Boulevard du Palais » « fusillée » en plein vol comme souvent à la télé, ou aux côtés de Roger Hanin dans « Navarro » mais également des salles obscures puisque Philippe est doté d’un solide carrière au cinéma où il a donné la réplique aux plus grands comme Jeanne Moreau, Gérard Depardieu, Alain Delon ou son « pote » Michel Galabru.

Plus connu dans l’hexagone et à l’étranger, avec un long séjour de comédien à…New York, qu’en Corse où ses racines sont pourtant en Balagne (Speloncato) et en Casinca (Venzolasca et Porri).

Mais les fidèles des « Teatrale » se souviennent très certainement du parrain de l’édition de l’an dernier où Philippe ne manqua pas un seul spectacle en grand professionnel qu’il est. Et en apprécia beaucoup !

– Est-ce ce parrainage qui vous a mis en contact pour jouer ce spectacle de Jean-Pierre Lanfranchi ?

« Sans doute un peu mais pas complètement car ces contacts sont plus récents. »

– Comment cela s’est-il fait ?

« Pour résumer Jean-Pierre m’a appelé pour me dire qu’il avait un texte avec un seul personnage en scène et qu’il n’y avait que moi pour le jouer ! Cela m’a fait plaisir, bien sûr, mais en même temps c’était un challenge difficile et je le tente. Et puis jouer en langue corse le plaisir est double. »

– Vous avez déjà joué seul en scène ?

« Complètement seul, non. Mais ce spectacle fait une heure vingt et il m’est arrivé de tenir la scène pendant une heure. »

– Il y a bien longtemps que vous n’aviez joué à Bastia ?

« Très longtemps. J’avais justement fait l’ouverture des « Teatrale » dans un rôle d’officier allemand avec un « Détenu à Auschwitz », une reprise de la pièce d’Alain Bosquet, il y a une dizaine d’années je crois. »

– Alors ce « Rimitu » ?

« Un personnage très complexe, vraiment seul et difficile à résumer en quelques lignes. En fait il faut venir voir la pièce pour le comprendre, pour être spectateur et témoin ! »

Propos recueillis par Antoine Belloni

 

Photo : « Collection Philippe Ambrosini »

 

Lien de l’événement : http://corsevent.com/evenements/rimitu/

« 12° Teatrale : une belle clôture » par Antoine BELLONI – Photos Prophotocorse Raphaël

 

 

 

 

 

La « critique » de CorsEvent par Antoine BELLONI

12° Teatrale : une belle clôture

 

Cette douzième édition des « Teatrale » s’est terminée… au sprint.

Trois spectacles pour cette dernière journée de samedi, en trois lieux différents et trois genres bien spécifiques.

Voilà déjà l’un des atouts de ce festival de théâtre qui n’est plus tout a fait insulaire puisque avec des compagnies qui prennent parfois leur source à Lyon, Marseille ou… Pantin. De la diversité proposée donc au spectateur. Mais aussi de l’excellent travail.

Tout d’abord, et sur la grande scène du théâtre, avec ses amateurs de Porto Vecchio Toinou Massiani nous « mitonne » un frais « Médecin malgré lui ». Un classique de Molière des années 1600 certes, mais entrecoupé de chanson très actuelles, avec force coups de bâtons, bien sûr, sur Sganarelle, mais pas que… Sganarelle, et quelques maniements de revolver assortis de menaces in lingua nustrale bien senties.

Même si le salut en instantanés photos cadrés dans le décor a été déjà utilisé le public acquiesce.

Dans la salle des Congrès cette fois Orlando poursuit sa saga des Bonaparte. Les « héritiers de l’Empire » sont en Italie pour ce 5° épisode et se déchirent, bien sûr.

Letizia ( toujours Marie Paule Franceschetti) tente de calmer le jeu mais la discorde fait rage entre Louis (Daniel Delorme), Louis Napoléon, qui deviendra Napoléon III et Hortense de Beauharnais, Jéremy Alberti et Lucile Delanne ayant « doublé » dans ce festival avec « Gigi » et le spectacle pour enfants « Catastro’fées ».

A noter qu’une fois encore chez Orlando décors et costumes accrochent l’œil.

Enfin sur le coup de 20 h 30 il faut vite se transporter à l’Alb’Oru où Alexandre Oppecini reçoit les spectateurs qui avaient apprécié son « T Rex » l’an dernier. Mais pas que…

Et ils ne seront pas déçus.

Nous avions dit que l’histoire de « Davia », cette jeune corse originaire de Balagne et razziée avec sa famille, méritait une pièce de théâtre. C’est fait et bien fait par Alexandre.

Il faut dire que partie récalcitrante et maladroitement ( mais dans l’exercice de la danse orientale seulement !) la pétillante Hélène Roisin finit par se hisser à la hauteur de son véritable professeur, puisqu’elle enseigne vraiment, la magnifique marocaine Btisam Zitoun.

Entrecoupé de berceuses corses confiées à la voix de Marie Ange Geronimi, qui n’est plus à vanter, ce spectacle à deux danseuses va crescendo. Le public est conquis. Mais il est debout pour le rappel constitué d’une chorégraphie sans aucune fausse note.

Durant de longues minutes l’élève a rattappé … la maîtresse.

Cette Sultane corse c’est la cerise sur le gâteau des 12° Teatrale.

Hélène et Btisam pourraient fort bien continuer à danser ailleurs qu’à Bastia.

A.B.

 

(Photos Prophotocorse)

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« Les Parvenus » La critique de « CorsEvent » par Antoine BELLONI – Photos Prophotocorse Raphaël

 

 

 

 

La critique de « CorsEvent » Par Antoine BELLONI

Photos Prophotocorse Raphaël

 

Les Parvenus : éloge de l’intelligence théâtrale

 

Ils sont quatre comédiens venus de Paris.

Même si l’un d’entre eux joue… à la maison, mais on verra ça plus tard.

Quatre : Anaelle, Max, Serguei et Laurent qui proposent au public de choisir quatre « costumes » ou « masques » parmi les neuf types de personnalités proposés.

Celui de Sant’Angelo s’est prononcé : l’Altruiste, le Romantique, le Loyal et l’Epicurien.

Bon et maintenant sur le thème de l’hôte de la maison qui reçoit ses amis pour fêter un événement il faut choisir la trame du spectacle.

Le public bastiais opte pour l’annonce d’un mariage ou d’une naissance. Soit.

Et à partir de là c’est le déferlement. Tout bonnement .

De bons mots, de jeux scéniques, d’exercices physiques, de regards qui en disent plus que les mots.

On va de l’un des quatre à l’autre avec délectation. C’est du grand art ! Parfois ébouriffant.

Certes ces « Parvenus » ont des textes de base, un fond de commerce (pardon pour ce terme) construit en des années de travail, mais au fil de l’improvisation, « des » impros puisque la lumière et le son en font partie, on apprend que l’un d’entre eux a mis la femme de son ami, car ils tous sont amis « jusqu’en enfer »… enceinte ! Tout simplement. Alors qu’il ne voulait « que la caresser ».

En fait c’est peut être un problème de fruit : entre croquer la pomme et h…. la banane !

« Et pourquoi un enfant ne se partagerait-il pas à trois ? »

dit Anaëlle puisqu’on est entre amis ?

« Et pourquoi moi, qui rêvait d’être papa et parrain, je ne serai pas les deux ? » dit Max. Qui n’a plus qu’à reprendre… ses exercices d’ abdominaux pour se calmer.

Et pourquoi pas ? Se dit le public, aux anges, y compris la « mémé » de Laurent, bien sûr, et qui boit ce florilège de situations où jamais les comédiens ne se coupent dans les répliques. Génial cet éloge de l’intelligence théâtrale.

Un spectacle raffiné qui nous réconcilie avec l’improvisation.

Pas étonnant que ces comédiens, ils sont huit ou neuf à en faire partie, soient « Parvenus » à remplir des salles et à remporter des prix.

Bravo Anaëlle, bravo Max, Serguei et Laurent. Revenez vite à Bastia, nous pestons d’impatience.

A.B.

 

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« Bis Repetita » Musique en Boîte – La critique de « CorsEvent » par Antoine BELLONI – Photos Prophotocorse

 

 

 

 

La critique de « CorsEvent » par Antoine BELLONI – Photos Prophotocorse

Pour les enfants … aussi !

En ce jeudi matin des « Teatrale » nous sommes conviés à un bain de fraîcheur par le duo constitué de Candice Moracchini et Elise Lancerotto.

Tout d’abord ce n’est pas tous les jours que le péristyle du théâtre est investi par une joyeuse marmaille, mais qui se tient très fièrement la main par couple :

D’habitude en ces lieux de graves messieurs n’en font pas autant avec leur « bourgeoise ». Mais bon.

Dans la salle des Congrès les lumières s’éteignent, les piaillements aussi !

Candice déploie lentement son décor fait de boîtes – à musique évidemment – et pousse ensuite la lourde harpe avec une difficulté évidente, car il s’agit de théâtre… musical.

Et chacune des deux comédiennes va déployer ses talents.

Candice son art consommé d’expression corporelle, auquel nous sommes peut être plus sensible qu’un autre. Et Elise , qui laisse courir ses doigts sur les cordes de la harpe.

Ah la harpe ! Cet instrument mélodieux et doux, voire anti-agressif, découvert jadis avec la grande Lyly Laskine. Première femme à être admise dans l’orchestre de l’Opéra de Paris à 16 ans ! Ceci pour les moins de vingt ans comme les chères têtes blondes de ce matin.

Des chères têtes blondes subjuguées par l’imbrication de deux spectacles, le gestuel et le musical. Et qui en oublient parfois d’applaudir. Mais au début seulement. Car ensuite il faut essayer de se contenir sur son fauteuil pendant une heure d’initiation à la musique. Une heure… seulement.

Vive ce festival qui nous entraîne dans sa diversité.

A.B.

 

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« Cap’in Scena » La critique de « CorsEvent » par Antoine BELLONI – Photos Prophotocorse

 

 

 

 

La critique de « CorsEvent » par Antoine BELLONI

Ah ces clowns qui nous font rire… jaune !

C’était donc au tour de l’association « Cap’in Scena » de clore cette année la « scène ouverte » de cette 12° édition des « Teatrale ».

Disons-le immédiatement, une clôture réussie.

Sur scène trois clowns, Nicolo, Filippo et Peppino. Trois clowns « champions du monde », qui ont sans doute inventé le métier mais là où il n’en faut plus qu’un !

Et tout le mélodrame part de là. Des phrases cinglantes, comme le scalpel, presque de la chirurgie, puisqu’on feint d’être malade et même mort pour attirer la compassion de l’autre !

Le tout entre … copains, mais de jadis !

Aujourd’hui c’est le traditionnel « struggle for life ». Il faut survivre. Il ne reste plus qu’un os pour trois.

Un peu de Beckett dans ces personnages de Matei Visniec, qui a bien observé le milieu clownesque, et qui s’est sans doute inspiré des grands professionnels des pays de l’Est.

On rit beaucoup mais parfois… jaune.

Les comédiens de Cap’in Scena ? Bien dans le rôle respectif. On connaissait Christian Maïni, digne père dynamique … du fils. Dans un autre registre ? Peut être.

Quant à Georges Antonini, servi par un physique imposant, il balance ses méchancetés tout en douceur.

Enfin Christel Anthian se fait entendre. On comprend ce qu’elle dit. Ce qui n’ est pas le cas de toutes les comédiennes, même averties, qui parlent parfois dans … leur barbe. Qu’elles n’ont pas, évidemment ! Bref elle est digne de ses deux comparses.

Compliments aux metteur en scène et scénographe, Nathanaël Maini (digne fils du père, donc) et Aurélie Pitrat qui tirent le maximum de chiffons et bouts de ficelle.

Compliments enfin à cette association qui tente d’installer le théâtre au bout du Cap Corse. Dont on dit que c’est « Une autre Corse dans la Corse ». Elle y réussira.

Et au risque de nous répéter « après chaque spectacle tous les avis sont respectables, y compris le mien. »

A.B.

 

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Ghjuvanetta et Expression La « critique » de CorsEvent par Antoine BELLONI – Photos Prophotocorse

 

 

 

 

 

La « critique » de CorsEvent par Antoine BELLONI

Ah les filles… et « Chichi » !

 

En marge de ce festival qui va son train – on entre dans la « programmation officielle » et… le cocktail – le président F. Berlinghi nous faisait remarquer qu’il y a plus de femmes, et même beaucoup plus, que d’hommes dans les compagnies théâtrales. Les nouvelles surtout.

Est-ce que la vaisselle et le repassage sont bien faits ? On ne sait pas. Mais le fait est que pour les deux derniers spectacles de lundi il y avait quatre femmes et un homme à Sant’Angelo, l’après-midi, et trois femmes, et pas d’homme, dans la salle des Congrès, le soir.

Cela fait beaucoup.

Trop ? On ne se prononcera pas non plus car cela leur permet

– de parler des hommes, en leur absence ou quasi.

– de découvrir de réels talents…. Féminins.

Cependant, concernant le spectacle de « Ghjuvanetta » et parmi ces trois langues bien pendues, un homme (le seul donc) a su tirer son épingle du jeu. Pierre Donati, l’ancien avocat, mais plus connu à Bastia sous le surnom de « Chichi », a un talent qui méritait d’être exposé, ou exploité, plus tôt.

Et nous nous sommes délectés de sa propension à « bien jouer lorsqu’il ne joue pas ! » entendez par là lorsque ce n’est pas lui qui a la réplique. Ce qui n’est guère facile au théâtre.

Très attentif donc au jeu de ses quatre partenaires… féminines, égéries ou caustiques, que nous ne dissocierons pas dans les compliments. Pas seulement pour éviter les… crépages de chignon, mais parce que c’était un spectacle totalement frais. Un peu cabaret certes mais avec de belles découvertes, dues aussi à la metteuse en scène et professeur Claire Le Goff.

Et tout ça dans une salle copieusement conquise et en présence de M. Pierre Savelli, maire de Bastia, s’ il vous plaît !

Le soir même, au palais des Congrès, la mécanique montée par José Massei sur un texte de Guy Foissy, fonctionne comme de l’horlogerie suisse. Comme d’habitude pourrait-on ajouter, chez ce metteur en scène.

Un texte écrit donc dans les années quatre vingt mais qui prend de plus en plus de vigueur avec ces années d’austérité et d’insécurité.

En attendant le bus, en retard ou qui ne viendra pas, ces trois jeunes femmes le servent cependant, le texte, dans une mise en scène toute différente. Et c’est là l’un des ingrédients de « José », au delà des nombreuses représentations de « Critorium » mais aussi des autres pièces écrites par ce spécialiste des propos aigres-doux en un acte.

Mi poupées bourgoises, mi Star Trek et mi « demoiselles de Rochefort », les chants en moins (ça fait trois demis mais bon…)

Simone, Elisabeth et Caroline ne tirent jamais la couverture.

Et finissent bien par crier. Parce que lorsqu’une femme a envie….

A.B.

 

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Orlandescu, cume sempre La « critique » de CorsEvent, par Antoine Belloni

 

 

 

 

 

La « critique » de CorsEvent, par Antoine Belloni

Orlandescu, cume sempre

Au départ du spectacle de samedi soir nous pensions à un débat entre l’infertilité du vieux et riche patron et celle, oh combien fertile, de « Gigi l’amoroso», virvoltant au milieu des « travailleuses ».

Et à la fin nous pensons avoir compris qu’il s’est agi plutôt d’un « Ficca ficca », une allusion à peine voilée à Ghjanettu Nottini dit « U sampetracciu », puisque nous en avions parlé à propos de la génèse du théâtre corse lors d’une émission de la délicieuse Marie Bronzini à RCFM avec le président Berlinghi.

Ce qui voudrait dire, ou alors nous sommes dans l’ erreur, que dans ce « Gigi » d’Orlando Forioso, tout le monde trompe tout le monde.

Bref une prestation « Orlandesque », comme d’habitude, où il n’y a pas que « Gigi » (Jérémy Alberti) qui est … déjanté, croyez-moi.

Et le publlic l’a fait savoir car avec Orlando ses comédiens doivent être physiques…. aussi. Capables de courir le 100 mètres les « braghe » (un terme italien mais devenu français) descendus jusqu’aux chevilles pour les hommes, les fesses presqu’à l’air pour les femmes qui portent leur ventre arrondi comme un trophée, tous capables de donner des gifles, et d’en recevoir aussi, ou de faire l’amour (ou tout au moins essayer) debout !

Un régal.

Une petite restriction, pour être dans la vraie critique. Alors que nous étions aux anges avec la première chanson, lorsque les femmes sont aux champs, digne des « Mondine » de l’Italie du Nord mais surtout de « Riz Amer » le chef d’œuvre de Dino De Laurentiis avec la sculpturale Silvana Mangano, nous n’eûmes droit qu’à quelques chiches mesures des autres chants par la suite.

Après le spectacle Orlando s’en est expliqué : « C’est pour maintenir le rythme ! »

Car chez Orlando le ryhtme c’est la « benzina » de son théâtre.

Des amateurs çà ? On en douterait !

Ami lecteur (au singulier car il y en aura au moins un) de cette critique, si tu ne retenais qu’une seule chose de ce qui précède saches que « après un spectacle tous les avis sont respectables, y compris le mien ! »

Bonne suite de festival car « l’affare un’hé ancu finitu ».

A.B.

 

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